Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Poèmes et Citations

Articles récents

La vie, c'est comme un autobus...

28 Février 2016 , Rédigé par Zahia Publié dans #Citations, #Citation du jour, #Citations sur la vie, #Marcel Pagnol, #Marius

Marcel Pagnol

Marcel Pagnol

"La vie, c'est comme un autobus. Quand tu te retournes, tu t'aperçois qu'il y en a beaucoup qui sont déjà descendus." Marcel Pagnol

Voir les commentaires

Seul est vaincu celui qui renonce.

27 Février 2016 , Rédigé par Zahia Publié dans #Citations, #Citation du jour, #Citations sur l'echec, #Paulo Coelho, #Citations sur la victoire

paulo coelho

paulo coelho

"Seul est vaincu celui qui renonce. Tous les autres sont victorieux." paulo coelho

Voir les commentaires

Poeme victor hugo Adieux de l'hôtesse arabe

26 Février 2016 , Rédigé par Zahia Publié dans #Poésie Française, #poèmes, #Poemes Victor Hugo, #Adieux de l'hôtesse arabe

Adieux de l'hôtesse arabe

 

Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,

Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,

Ni le repos, ni l'abondance,

Ni de voir à ta voix battre le jeune sein

De nos soeurs, dont, les soirs, le tournoyant essaim

Couronne un coteau de sa danse,

 

Adieu, voyageur blanc ! J'ai sellé de ma main,

De peur qu'il ne te jette aux pierres du chemin,

Ton cheval à l'oeil intrépide ;

Ses pieds fouillent le sol, sa croupe est belle à voir,

Ferme, ronde et luisante ainsi qu'un rocher noir

Que polit une onde rapide.

 

Tu marches donc sans cesse ! Oh ! que n'es-tu de ceux

Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux

Leur toit de branches ou de toiles !

Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,

Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,

De s'en aller dans les étoiles !

 

Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,

Ô jeune homme, eût aimé te servir à genoux

Dans nos huttes toujours ouvertes ;

Elle eût fait, en berçant ton sommeil de ses chants,

Pour chasser de ton front les moucherons méchants,

Un éventail de feuilles vertes.

 

Mais tu pars ! - Nuit et jour, tu vas seul et jaloux.

Le fer de ton cheval arrache aux durs cailloux

Une poussière d'étincelles ;

A ta lance qui passe et dans l'ombre reluit,

Les aveugles démons qui volent dans la nuit

Souvent ont déchiré leurs ailes.

 

Si tu reviens, gravis, pour trouver ce hameau,

Ce mont noir qui de loin semble un dos de chameau ;

Pour trouver ma hutte fidèle,

Songe à son toit aigu comme une ruche à miel,

Qu'elle n'a qu'une porte, et qu'elle s'ouvre au ciel

Du côté d'où vient l'hirondelle.

 

Si tu ne reviens pas, songe un peu quelquefois

Aux filles du désert, soeurs à la douce voix,

Qui dansent pieds nus sur la dune ;

Ô beau jeune homme blanc, bel oiseau passager,

Souviens-toi, car peut-être, ô rapide étranger,

Ton souvenir reste à plus d'une !

 

Adieu donc ! - Va tout droit. Garde-toi du soleil

Qui dore nos fronts bruns, mais brûle un teint vermeil ;

De l'Arabie infranchissable ;

De la vieille qui va seule et d'un pas tremblant ;

Et de ceux qui le soir, avec un bâton blanc,

Tracent des cercles sur le sable !

1 2 3 4  5 6

 

Voir les commentaires