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Poèmes et Citations

L'aube evapore le nouveau né

4 Mars 2017 , Rédigé par Zahia Publié dans #Poésie Française, #Poésie contemporaine, #Poésie, #Raymond Queneau, #L-aube evapore

 

Le calme désert allume le calumet de la paix

C'est un marathon en gésine

Un rossignol sur un cloaque

Du plan au point l'aviateur dessine l'Amérique à la clef

L'armure à la claque en bois

La crapule à la crapaudine

La crapaudine au crapouillot

Vole mère !

Les natifs de cette région désossée

Où naquirent les fins mufles de la piscine

S'apprêtent à déserter la caserne sur pilotis

Par-dessus des plaies criantes des abîmes de malheur

Sept tamariniers croissent

Les hivers mécréants

Les nuits natatoires

Les dépêches élastiques

Pamphlet de la nature hétérodoxe

Le froid gèle les plantons de l'argent

Au crépuscule les salons se nouent en guirlande

Autour des journées alanguies

Par les chaleurs privées

Les citadins rentrent après les panoramas

Idéogrammes écrits par des entités plus mouvantes Écluse des éclats de cerveaux

Le hasard plane sur les prisons décoratives

Où l'on voit gravés les sept phantasmes des injures navigables et les huit sommeils de la potasse caustique

Le jour en porcelaine promenade

Balubre

Sur les pentes de l'analogie

Se brisent muettes trois sphères irisées

Danseuses et mendiantes

Fleurs spécieuses aux doigts joints

Les mots qui se passaient des ombres de réalité

Moururent

En expirant révélèrent leurs pères

Purs ils se sont ternis dans de3 marches rapides

Pour vivre ils se sont faits ouvriers ou boxeurs

Dans les plaines qu'habitent les êtres étoiles au centre magnétique et les arbres dont le feuillage est semblable aux poumons d'animaux exposés dans les boucheries

Les pastels de la vue apprirent à marcher

Leurs maîtres méditaient dos plantes irréelles

Qui portaient aux oiseaux les lois et les décrets

Les assassins attendent la venue des pères du langage

Un cosaque à fond de pantalon en cuir les guide

Sur les maisons où les horizons ahuris se lavent le» doigts en silence quatre princes

Attendent la sortie des cinémas

Cartilages dévastés braise des plaisirs

La foire des trésors à venir

S'est ouverte entre deux murs d'antimoine

Les quatre princes sont morts

Trente-six chirurgiens disposent au fond de leur cercueil des journaux métalliques et des bouteilles de stout

D'eau teintée la vie meurt auprès des sources

Qui languissent par le vol des oies

Pervenches des roseaux la nuit la gare

Garde étoilée étoffée de splendeur

Les épices enveloppées de manteaux caprices

Des buissons combattent avec courage

Crépitement des noires étincelles aux poudreries des

navires échappés

Place aux coffre-forts usagés meurtres des doigts

anciens

Jaguars cachés derrière les arbres de la rive

A quoi bon nager entre deux temps

Les immigrés fangeux les mégères croupissantes

Menstrues asphyxiées océaniques

Le sarcome s'effiloche

La vérole auréolée sur la guimbarde ou le fiacre

Présente à

Euler la division du fluor du brome et de

l'iode

Poinçon de l'ouvroir surcharge de l'ovaire

LeB papiers de

Chine à six étages de six mille mètres

Les séparent des plombs sordides où mugissent les

veaux lassés lancés à bout de bras par un boiteux implicite

A l'annonce de la-maturation de la lavande

Il s'élance

Plane et atterrit sur un baldaquin où la mort l'attend

L’amour latent

Raymond Queneau

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Angeline 07/03/2017 15:02

très beau blog sur la littérature. un plaisir de me promener ici.

Poèmes et Citations 07/03/2017 15:38

Merci beaucoup pour ce commentaire et bonne promenade :)